Le matériel reçu, il est grand temps d’aller s’entrainer dans les conditions du direct. Cap vers la Bretagne, rien de mieux pour se rapprocher de l’ambiance Otillo, à savoir des iles, de l’eau froide, un parcours trail assez technique. Rdv chez mon pote Breton-Colombien Raph, triathlete lui aussi et qui récupère de l’IM de Nice avec des conditions difficiles (canicule, chute) et qui a d’ailleurs aussi tenté sa chance pour l’Otillo sans succès malheureusement pour lui (rappel : 13 ticket sur 300 et le dernier pour nous !!) Désolé pour Raph, mais puisqu’il est bon joueur, il a proposé de m’entrainer sur ses terres bretonnes..ah la Bretannie, quel endroit splendide ! Etape sur Rennes pour passer la soirée et l’occasion de faire un petit 13km en rythme sous le soleil pour se chauffer pour le lendemain (et au passage, pour m’habituer à respirer un air non pollué, je vous assure, ca fait bizarre) Le lendemain, cap à présent vers la côte Bretonne du côté de Perros-Guirec pour passer aux choses sérieuses. Raph avait bossé sur un parcours de 35km, modulaire au niveau nat « en gros on plonge quand on le sent, et on sort de l’eau quand on ne le sent plus »). Nous avions un troisième compère (Erwan, aka « tonton ») pour nous aider sur la logistique, car le parcours est sur un aller simple, il est donc préférable d’avoir qq1 pour nous récupérer à l’arrivée (au risque de finir en hypo qq part sur une ile bretonne). Au niveau matériel, nous avions combi+chaussure (sauf pour Raph qui n’avait qu’un top thermique de surf en complément de sa tri fonction) ainsi qu’un sac bateau pour le ravito. Voici la team au départ :
Et c’est parti pour environ 4h de sport intensif, soit une petite moitié d’Otillo ! Les premières sensations sont très bonnes, l’eau n’est pas vraiment froide (16°C), au départ on aurait dit deux enfants dans un parc d’attraction. C’est à partir du 3ieme enchainement (1/3 course) que ca se corse, et que l’ambiance parc d’attraction disparait peu à peu, l’organisme n’étant pas habitué à ce type d’effort. Mais on tient bon, on enchaine sur la route des douaniers avant d’aborder la pépite du parcours, les iles Marquer, Moutons, Balanech et Ozac’h. Le parcours total :
Je ne vous cache pas la surprise des Randonneurs voyant débarquer deux mecs en combi qui courent à vive allure et qui se jettent dans l’eau, sans transition, pour aller grimper sur l’ile d’en face. Une pure sensation de liberté ! Zoom sur les Iles :
La natation se passe correctement sans trop de houle ni de courant, juste la combi qui frotte au niveau du cou avec le sel puisque j’ai oublié d’appliquer la vaseline au départ (erreur à surtout ne pas commettre le jour J). Bon, j’avoue que la nage en pleine mer est un peu déstabilisante au départ quand on n’a pas l’habitude, mais puisque il n’y a aucun risque de croiser les gros poissons à aileron dans ce coin, tout va bien Sylvain ! La marée descendante + le corps qui commence à se refroidir, nous indiquent la fin du parcours en tout cas pour la natation, car il reste encore à enchainer avec un bloc de 15K de cap pour atteindre le point de rdv (port Blanc). Le sensation sont très bonnes avec mes chaussures de trail minimalistes (cf choix du matériel – part II), en tout cas pour un traileur novice comme moi. J’essaye de suivre Raph (traileur expérimenté) qui saute de cailloux en cailloux avec un sens de l’équilibre qui défie les lois de la physique!) Sur la fin, je remarque que Raph commence à puiser dans ses réserves, pas étonnant pour qqn en mode récup d’un IM deux semaines auparavant. Nous devons néanmoins accélérer le pas car nous allons arriver avec du retard au point de rdv. Nous arrivons effectivement avec 15 mins de retard, et notre troisième compère nous a fait la petite blague d’arriver avec encore plus de retard pour nous laisser attendre au bord de la route pendant 5min, dans un moment de solitude que je ne souhaite à personne. Et voici les deux autostoppeurs que vous aurez pu croiser en passant de le coin à l’arrivée, après avoir couru 30km et nagé 4km (3h45 de course, 620m D+ et environ 3000 cal) :
Très bonnes expérience et sensation pour un premier entrainement qui vaut de l’or pour ma préparation. Je remercie mon pote Raph pour l’organisation et pour m’avoir accompagné malgré sa récup’ Enfin je note certains points de réglage pour la suite à savoir : – le ravito : le sac bateau à proscrire, trop contraignant à transporter et pas vraiment étanche (je vous épargne le dessin du contenu après seulement 1heure de course), du coup, pratiquement pas de ravito pour nous sur la distance (certains diront « vous êtes idiots » ; je dirais « c’est un bon exercice ») – l’enfilage de combi : difficile de courir plus de 10min avec la combi qui compresse la cage thoracique, donc j’enlève systématiquement le haut en sortant de l’eau (double ouverture à zip), par contre, pas simple de la remettre en courant avant de replonger..à travailler ! – garmin : le mode « auto start » à désactiver car je reste en mode « run » sur l’ensemble du parcours, le garmin fait n’importe quoi dans l’eau (start, stop, start, stop…) – frottement : je pensais que ma combi était tellement miraculeuse qu’elle arriverait à absorber le sel au contact de l’eau….illusion ! – refroidissement : à partir d’un certain moment passé dans l’eau et avec la fatigue, la course à pied ne suffit plus à réchauffer le corps, il faudra trouver une astuce pour l’otillo!